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Aîné d'un jeune couple parisien, c'est par le plus grand des hasard qu'il naît en pleine Beauce, dans le village de La Loupe, sur la route de l'exode en 1940. Il n'a que trois ans quand son père résistant est fusillé par la Gestapo, laissant derrière lui une veuve de 28 ans déjà mère de trois enfants.
Alors que son frère et sa s½ur viennent habiter, avec leur mère, chez les parents de celle-ci, il est confié à la s½ur de son père qui l'élèvera jusqu'à 18 ans. Adolescent très solitaire il souffre d'être traité en orphelin et cache sa détresse dans la lecture. Il entre à l'Ecole Normale mais la quitte pour suivre des cours de théâtre chez René Simon. Parallèlement, pour des raisons alimentaires, il travaille au Crédit Lyonnais. Sa vie sentimentale est celle des adolescents d'alors : amoureux à 14 ans d'une copine de sa s½ur, il réalise au fil du temps que son amour s'étiole et ressemble de moins en moins à l'idéal dont il avait rêvé. En même temps qu'il découvre avec surprise son pouvoir sur les femmes il devient l'ami d'artiste dont certains sont devenus célèbres, le plus connu Jacques, devait devenir Brel.
C'est en jeune officier solitaire et sans illusion qu'il débarque en Algérie en plein pusch « du quarteron de généraux rebelles ». On lui demande de porter une double casquette : il est en même temps responsable des harkis qu'il doit licencier en douceur et rendre des comptes à un procureur militaire chargé d'enquêter sur d'éventuels membres de l'O.A.S. dans le régiment.
En 1962, de retour au Crédit Lyonnais il est chargé des « comptes spéciaux », ceux des clients « marginaux » soit en raison de l'étendue de leur fortune, soit en raison de leur notoriété. Il y rencontre une jeune allemande qui plus tard deviendra sa femme. Mais il étouffe dans ce milieu et rêve de partir outremer.
En 1963, il décide de rejoindre un de ses cousins commerçant à Madagascar. Il sélectionne une collection de porcelaine, d'argenterie et de cristallerie et s'embarque dans un tour d'Afrique des consulats, ambassades et résidences officielles pour proposer sa marchandise. C'est l'époque de l'indépendance des pays africains et son entreprise connaît un succès considérable qui ne se démentira pas pendant des années. C'est également au cours de ces voyages qu'il aura l'occasion de faire la connaissance d'un grand nombre de personnalités africaines et de développer avec quelques unes des relations privilégiées.
En 1965, il retrouve Teddy, l'amie allemande qu'il avait connue deux ans plus tôt et l'épouse en 1966. Le jeune couple s'installe à Djibouti où naît leur fille Karin. C'est une période heureuse, il ouvre un magasin sur la place de Ménélik : La griffe d'argent qui connaît encore un vif succès.
Alors qu'ils sont en vacances en Europe, ils s'aperçoivent que leur fille a une primo affection. Un peu à contre c½ur, ils s'installent à Sanary-sur-mer (83) où viennent au monde deux autres enfants. Il poursuit son commerce en Afrique mais la jalousie de sa femme détériore leurs relations.
En 1975, c'est la rupture, alors qu'il est a Djibouti, sa femme demande le divorce. Il y restera comme chargé de missions diplomatiques secrètes. Il vend son magasin d'articles de luxe et achète un magasin de vêtements.
En 1978, il y tourne pour France 3 le téléfilm 'Un français à l'étranger'.
Epuisé il rentre à Paris oùil prend la direction d'un magasin de décoration. Progressivement il refait surface, s'installe près du Sacré C½ur et achète une librairie presse qu'il gardera jusqu'à sa retraite en 2003.
Depuis, il partage son temps entre ses enfants et sa plume. A la demande d'une amie, Laurence Février, metteur en scène, il a coproduit une pièce 'Le Marchand de journaux' qui a obtenu un franc succès à la Cartoucherie de Vincennes, au Lavoir Moderne et qui doit être reprise au Lucernaire en septembre 2007. Son premier roman 'Une saison à Djibouti' reçoit déjà un accueil encourageant des lecteurs.
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